"édito
Aujourd’hui, notre association doit faire face
à un double défi : son développement et la
consolidation de ses activités historiques.
Notre ancienneté et notre expertise nous
amènent à recevoir de plus en plus de
sollicitations de la part de la presse, des
pouvoirs publics ou d’autres associations.
Tant mieux, car ce sont autant d’opportunités
d’inventer de nouvelles stratégies pour lutter
contre l’homophobie. Mais nous devons
également veiller à protéger notre «coeur de
métier» : l’aide aux victimes, la prévention et
une information régulière sur l’homophobie en
France.
Pour réfléchir ensemble aux moyens
d’atteindre ces deux objectifs, SOS h
organise en avril prochain, des Assises
Nationales réunissant tous les membres actifs
de l’association.
La prochaine lettre reviendra largement sur cet
événement.
Jacques Lizé,
co-président de SOS homophobie
Assises des membres actifs le 20 avril
- toute la journée - à Paris
HALDE : Publication d’une enquête sur l’homophobie au travail
La HALDE vient de publier une enquête passionnante sur l’homophobie au travail. Ce travail,
réalisé sous la direction de Christophe Falcoz, repose sur des entretiens réalisés avec 1413 salarié-e-s
homosexuel-le-s et des représentants des Ressources Humaines de 14 grandes organisations
privées et publiques. Il en ressort que l’homophobie au travail se manifeste surtout à travers un
climat «hétérosexiste» qui contraint les gays et les lesbiennes à cacher tout ce qui concerne leur
vie privée. Ce constat n’est pas nouveau (cf. les rapports annuels de SOS h) mais il est ici renforcé
par des chiffres qui devraient permettre de lutter contre le déni de l’homophobie.
Nous vous encourageons à télécharger et à lire la synthèse (15 pages) de l’étude :
http://www.halde.fr/IMG/pdf/synthese-homophobie-entreprise.pdf
Homophobie dans l’entreprise, Christophe Falcoz (dir.), la Documentation française, 15 euros.
Le 22 février, un jeune homme de 19 ans, de confession juive,
a été séquestré à Bagneux (Hauts-de-Seine) par un groupe de
six jeunes. Ces derniers on été mis en examen pour «violences
en réunion en raison de l’appartenance véritable ou
supposée à une race ou à une religion et en raison de
l’orientation sexuelle, séquestration en bande organisée,
actes de torture et de barbarie, vol aggravé, extorsion et
menaces». De source judiciaire, ils auraient reconnu «à peu
près l’ensemble des faits».
Comme très souvent dans les affaires d’agressions
homophobes, les auteurs présumés sont des mineurs et de
jeunes adultes, âgés de 17 à 24 ans. A quand une politique
ambitieuse de prévention de l’homophobie à destination des
jeunes ?
Violence antisémite et homophobe à Bagneux
La HALDE vient de rendre deux délibérations où elle reconnaît
comme délit la discrimination envers les personnes trans. Ces
deux décisions constituent un petit évènement puisque la loi
française ne reconnaît pas explicitement les discriminations
fondées sur l’identité de genre (ou sexuelle) de la personne. La
Haute Autorité s’est donc appuyée sur une jurisprudence de la
Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE). Reste à
espérer que l’avis de la HALDE sera repris par les juridictions
compétentes : les deux affaires n’ont pas encore été jugées.
Les délibérations de la HALDE peuvent être téléchargées
sur le blog d’Alain Piriou :
http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/
La HALDE reconnaît la discrimination
envers les transexuel-le-s
Christophe Falcoz
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Lettre d’information de
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enculé SOS AVRIL 2008 - n°6
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Justice mode d’emplo i :
Obtenir répa ration après une agresion
Les auteurs d’agressions homophobes –
comme celle de Bagneux – peuvent être
poursuivis devant les tribunaux correctionnels
et, en cas de condamnation, sont passibles de
sanctions, le plus souvent une amende, parfois
de la prison, ferme ou avec sursis. L’amende
est fixée par le tribunal, doit être payée par le
condamné (ou pour son compte par la famille
ou les amis…) et profite au Trésor Public. Ce
n’est donc pas la victime qui en bénéficie.
La victime, si elle veut être indemnisée,
devra donc, à un moment ou un autre de la
procédure, se constituer partie civile. Elle
demandera alors réparation de ses préjudices.
La réparation du préjudice va du simple
remboursement de frais (lunettes cassées,
vêtements déchirés …) jusqu’à indemnisation
de préjudices financiers (perte de revenus),
esthétiques (cicatrices) ou physiques
(claudication), etc. L’indemnisation n’est
pas toujours rapide, car la période de
consolidation médicale de la victime peut
prendre des mois ou des années. A titre
d’exemples, revenons sur deux affaires dans
lesquelles SOS homophobie s’est portée partie
civile aux côtés des victimes :
Pour Monsieur B. (agression en août
2006, jugement du tribunal correctionnel
de Versailles le 21 septembre 2007), la
consolidation vient d’avoir lieu et le jugement
sur les intérêts civils est attendu dans le
courant de l’année.
En revanche, Monsieur T. (agression en mai
2004, jugement du Tribunal Correctionnel de
Marmande le 15 décembre 2005) subit encore
les séquelles de son agression et son état n’est
pas encore définitivement consolidé à ce jour.
Les condamnés dans ces deux affaires recevront
donc prochainement la visite d’huissiers
chargés de récupérer les sommes dues
aux victimes, ainsi qu’aux organismes de sécurité
sociale. Au prix de la nuit d’hôpital, la
note risque d’être salée ! Comme quoi, non
seulement la violence ne paie pas, mais elle
peut être coûteuse…
Michel Navion,
avocat et secrétaire général de SOS homophobie
Avec cet article, nous inaugurons la rubrique « Justice mode d’emploi », destinée à faire mieux comprendre
les arcanes du monde judiciaire.
Le 27 février, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de
la Jeunesse et des Sports a présenté les grandes lignes d’un
« plan santé jeunes ». Ce plan prévoit une campagne
d’information pour « lutter contre la souffrance psychique
liée à l’homosexualité » chez les jeunes et ainsi prévenir
les tendances suicidaires. SOS h, qui avait fait part de
l’importance de ce sujet à la ministre en septembre 2007,
soutient pleinement cette initiative. Cependant, le choix
de lancer le site internet de la campagne le 1er décembre
2008 – lors de la journée mondiale contre le sida – renforce
l’amalgame entre homosexualité et Sida, ce qui n’est pas de
nature à créer une atmosphère favorable au dialogue avec
les jeunes. La réponse du cabinet de Mme Bachelot à notre
communiqué de presse a été rapide : le cabinet reconnaît
« l’inopportunité de lancer une telle campagne le 1er
décembre » et s’efforcera de « dissocier ce sujet du sujet VIH
». Enfin, le plan annonce plus généralement « la conduite
d’une politique gouvernementale vigoureuse de lutte contre
l’homophobie ».
Au programme des Assises de SOS h
Lors des prochaines Assises de l’association – qui se tiendront le 20 avril à Paris –, plusieurs points seront discutés :
- Nous observons actuellement un léger tassement du nombre d’appels et de courriels qui nous parviennent1. Il peut s’agir d’une fluctuation ponctuelle,
mais probablement pas d’une baisse des actes homophobes en France. Encore beaucoup de LGBT ne nous connaissent pas ou n’ont pas le réflexe de nous
contacter. Nous devons donc imaginer une nouvelle communication, spécifique à l’aide aux victimes, plus large et mieux ciblée.
- L’aide que nous apportons actuellement aux victimes peut être améliorée. Au delà de l’écoute anonyme, comment mieux soutenir les gens qui nous
sollicitent ? Un groupe de réflexion sur ce sujet se tiendra le 10 avril prochain. Venez y nombreux !
- Enfin, malgré un nombre croissant de membres actifs, beaucoup d’entre nous sont débordés par les tâches que SOS h leur confie. Comme la plupart des
associations de notre taille, nous avons clairement besoin d’un-e salarié-e qui puisse assumer les tâches administratives. Des demandes de subventions
sont en cours pour financer ce recrutement.
1- En mars, la ligne d’écoute de SOS h a reçu 34 appels. 46 témoignages nous ont été envoyés par courriel.
Un pla n santé jeunes pour lutter contre le suicide des jeunes homos
Roselyne Bachelot à l’Université d’Hiver du Conseil National
de la Jeunesse, le 7 février 2008.
Lettre d’info de SOS homophobie - Textes : Edwin & Meoin - Mise en page : Sandra - Contact : edwin.hatton@SOS-homophobie.org
Evènement : rencontre avec Armistead Maupin à Montpelier
Le 10 avril, Frédéric Burguin-Casy (SOS homophobie Languedoc-Roussillon) co-animera une
rencontre avec Armistead Maupin, à l’occasion de la publication de son dernier livre Michael
Tolliver est vivant, le dernier épisode des Chroniques de San Francisco.
Cette rencontre aura lieu le jeudi 10 avril de 18h45 à 20h00 à l’Auditorium du Musée Fabre, et sera
précédée d’une séance de dédicace de 17h30 à 18h30 à la librairie Sauramps."
salut mmoi c'est moussa d'afrique et j'aimerais vous aide a lutte contre se mal .