"édito
La période d’activité la plus intense de SOS homophobie
s’achève traditionnellement avec la Marche de Fiertés
de Paris. Nous fermons satisfaits la porte de cette année
militante. Les activités traditionnelles de SOS h tournent à
plein régime : la ligne d’écoute, vivifiée par de nouveaux
écoutants, maintient son rythme et se développe; les
interventions en milieu scolaire ont été, comme chaque
année, plus nombreuses, plus diversifiées et ont porté
sur un territoire plus large ; le rapport annuel 2008 a
été, de l’avis de tous, un «grand cru» et son effet levier
sur les opinions et les pouvoirs publics a été indéniable;
la commission lesbophobie, «star» du moi de mai,
regorge de nouveaux projets ; la nouvelle commission
événementiel nous a bluffé avec des supports de com’ et
des actions de visibilité particulièrement réussies. Enfin,
les groupes de travail … travaillent. Et bien. La rentrée
s’annonce d’ores et déjà riche de projets de combats.
Bonnes vacances à toutes et tous et rendez-vous en
septembre !
Marion Le Moine et Jacques Lizé,
co-président/es de SOS homophobie
Comme chaque année, SOS h a participé à la Marche des Fiertés
de Paris. Malgré un départ quelque peu désordonné, sans
banderole et avec une poignée de militant/es, le cortège de
SOS h s’est progressivement étoffé et a réuni une trentaine de
militant/es. Avec les tee-shirts rose fushia, les drapeaux et la
banderole, la visibilité était assurée. Pendant que Ronan donnait
de la voix dans le mégaphone (le slogan « Les belles italiennes,
c’est aussi pour les lesbiennes ! Le mariage, c’est pas que
pour Sarko ! » a rencontré un certain succès), les membres
distribuaient tracts, autocollants et cartes de visite. Les
stickers « L’homophobie tue » ont été particulièrement
appréciés par les manifestants et les « spectateurs », qui venaient
à notre rencontre pour se les procurer ! Il faut également saluer
l’efficacité des vendeurs de tee-shirts, qui ont récolté plus de
900 euros dans l’après-midi ! Malgré une longue attente sur la
fin du parcours, nous nous sommes retrouvés assez nombreux
pour boire un pot sur les pelouses de la place des Vosges.
Marche des Fiertés de Paris
Le cortège de SOS h avec à sa tête Ronan à Paris
Lettre d’information de
SOS JUILLET 2008 - n°9
Lyon : Si la délégation de SOS h était assez restreinte cette
année, de nombreux contacts avec les officiels, les associations
locales et le public ont pu se nouer dans le village associatif
de fin de marche, Place Bellecourt. Le lendemain, l’article du
Progrès citait le Rapport annuel de SOS h.
Lille : Il y a quelques années, la Gay Pride de Lille
rassemblait quelques centaines de personnes. Cette année,
elle en a rassemblé plusieurs milliers, notamment des jeunes
- malgré le temps un peu brumeux et quelques gouttes de
pluie - ce qui est très encourageant pour la lutte contre
l’homophobie. Les autocollants «l’homophobie tue» ont eu,
comme à Paris, énormément de succès.
Marches des Fiertés en région
Quand et comment êtes-vous arrivées à SOS
homophobie ?
Nous sommes arrivées il y a cinq ans. Avant,
nous militions dans des associations LGBT
locales mais nous avons voulu travailler
sur le thème particulier de l’homophobie.
L’homophobie touche la plupart des gays et
des lesbiennes, de près ou de loin. Nous avons
eu envie d’agir plus concrètement.
Quel rôle jouez-vous dans la délégation ?
Nous avons des fonctions très diverses : les
relations avec la presse, les politiques,
les institutions locales. Nous diffusons la
documentation de SOS h sur le territoire
régional. Nous intervenons aussi en milieu
scolaire et animons des formations pour
adultes. Parfois, nous participons à des projets
communs en partenariat avec les associations
locales, en particulier des soirées ou cinédébats,
une forme d’action qui fonctionne très
bien en Normandie.
Il est important de constituer des équipes
régionales dans les territoires éloignés du
noyau parisien. Ce n’est pas toujours facile
car les personnes LGBT préfèrent militer dans
des associations locales plutôt que nationales.
Heureusement, nous bénéficions d’un bon
nombre d’adhésion de soutien.
Dernièrement, quels ont été les évènements
marquants pour SOS homophobie en
Normandie?
Pour le 17 mai, nous avons animé plusieurs
soirées-débat, dont une à l’Université de
Caen, et avons tenu, comme tous les ans, un
stand associatif en centre-ville. Le mois de
mai est un moment à ne pas rater, surtout
en région. Les médias sont beaucoup moins
frileux et nous avons noué de bons contacts
avec des journalistes qui maintenant nous
connaissent bien. L’an dernier nous avons eu
entre autres un plateau télévisé d’une heure.
Cette année, nous avons été sollicitées pour
une interview sur une radio locale et nous
avons eu une très bonne couverture presse
(Ouest France, Liberté, L’Orne combattante).
Quelles évolutions envisagez-vous pour la
délégation ?
En Normandie, nos priorités cette année sont
la formation pour adultes et les interventions
en milieu scolaire. Nous voulons aussi
mieux diffuser notre numéro azur et faire en
sorte que les Normands témoignent. Nous
voudrions pouvoir apporter, localement, un
soutien aux victimes qui le souhaitent. Et puis,
on veut réveiller les filles, souvent peu visibles
en région, tout comme dans les statistiques
de la ligne d’écoute… Il faut faire en sorte
qu’elles aussi témoignent, qu’elles nous
appellent, notamment en faisant connaître
l’enquête lesbophobie.
Portrait de militant : Anne-Lyse et Lucie
déléguées régionales en Normandie
Le 19 juin, la HALDE a organisé une réunion de travail avec la
plupart des associations LGBT militantes. La Haute Autorité a
présenté son action dans ce domaine depuis sa création et s’est
engagée à réunir ce groupe tous les six mois afin de recueillir
des propositions d’axes de travail, comme cela est fait
actuellement pour la prévention de l’homophobie à l’école.
SOS h à proposé que les associations de DRH s’engagent dans
des actions de prévention de l’homophobie au travail. Par
ailleurs, SOS h a suggéré que soit lancée une réflexion sur la
sensibilisation des milieux carcéraux, policiers et judiciaires.
HALDE : départ de Luc Ferrand
Le directeur juridique de la Halde quitte son poste. Il avait su,
dès la création de son service, réserver une écoute attentive à
nos préoccupations. Nous rendons hommage à son action et
lui souhaitons une bonne continuation pour sa carrière.
La HALDE reçoit les associations LGBT
Jacques, co-président de SOS h et Jean-Daniel,
délégué régional à Mâcon
Lettre d’info de SOS homophobie - Textes : Edwin & Meoin - Mise en page : Sandra - Contact : edwin.hatton@SOS-homophobie.org"
Je vous avait annonce il y a quelques temps, que k'avais reçu par mail, comme d'habitude la lettre d'informations SOS h, et comme à l'accoutumée, je la publie ici même.